Aux urnes en octobre,… et on verra bien !

Nos dirigeants aiment à le rappeler, la Pologne et la France ont toujours étaient liées au cours de l’histoire. Des évènements nous ont rapprochés, des hommes et des femmes ont lié nos destins – ou juste leur coeur…

Depuis quelques semaines, nos pays vivent une même réalité : une campagne électorale. C’est que le mois d’octobre emmènera les Polonais et certains Français aux urnes.

 

Certes l’ampleur de l’élection n’est pas du même ordre. Nos amis Polonais voteront pour le renouvellement de leurs députés et de leurs sénateurs et verront sans doute probablement au moins une partie de leur gouvernement remaniée – si non la totalité – en fonction des résultats.

 

Le même dimanche 9 octobre, les Français intéressés par les primaires socialistes pourront participer au choix de celui qui représentera le candidat de gauche à l’élection présidentielle française de 2012 – y compris les Français de Pologne (voir le communiqué de la section du Parti socialiste de Varsovie page 6). Indirectement c’est tout de même une élection majeure qui jouera – n’ayons pas peur de le dire – le destin de l’élection présidentielle 2012.

 

Et en France comme en Pologne, les règles du vote ont été modifiées. En France, pour la première fois l’élection primaire est ouverte aux personnes n’étant pas nécessairement membre du parti socialiste ou du parti radical de gauche. En théorie, il suffit d’être sympathisant, de “partager les valeurs de gauche” – en tout cas il faut en attester en signant une charte au moment du vote.

En Pologne quelques modifications ont également été apportées à la loi électorale – dont les plus importantes sont le quota de 35% de femmes (ou d’hommes) devant figurés sur les listes ainsi que les conditions de vote pour les Polonais résidant à l’étranger et les personnes handicapées ou de plus de 75 ans (voir notre note page 11).

 

Et dans nos deux pays depuis plusieurs semaines, l’ambiance est donc à peu près la même : les hommes politiques surveillent étroitement ce qu’ils disent, sont ultra-positifs sur leurs accomplissements, ou hyper-critiques envers leurs concurrents et adversaires et tout est bon à exploiter et à récupérer pour la campagne d’une façon ou d’une autre. Un homme qui s’immole par le feu fin septembre devant le bureau du Premier ministre en Pologne ou l’affaire DSK qui s’est décidément imposée dans l’actualité hexagonale depuis le 14 mai dernier.

Décidément, les amateurs de vraies questions politiques ne sont pas à la fête en ce moment. Que l’on regarde les informations françaises ou polonaises on n’a guère de raisons de se réjouir ou de s’éveiller intellectuellement aux problèmes de nos sociétés – et surtout au solutions  proposés par nos hommes et femmes politiques.

 

Patience, patience. Une fois les législatives françaises passées, nos 2 pays ne vivront plus d’élections pendant au moins 3 ans. Voilà de quoi permettre aux équipes au pouvoir faire leur preuve sans être (trop) tentées de faire dans la démagogie et se concentrer sur les problèmes de nos sociétés et les réformes qui s’imposent. Du moins on l’espère…

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